Fin des vacances

Il est vrai que je n’ai pas usé le hamac ces jours derniers. Il sèche entre deux averses.

J’en ai profité pour repeindre quelques pièces de la maison et surtout des portes et des fenêtres. J’en profite pour écouter des émissions de radio podcastées : excellente suite d’émissions de France Culture sur l’Afrique du Sud ou sur l’environnement.

C’est incroyable comme une peinture peut tacher et comme une petite goutte oubliée dans un coin semble avoir la possibilité de s’étaler sur plusieurs mètres carrés. Je vous passe la coulure qui vient gâcher votre beau travail tout lisse, l’insecte coquin qui se pose juste devant le pinceau et fait une belle traînée noire dans la peinture. J’ai aussi quelques pattes de chats venus dessiner des marguerites sur mes portes toutes blanches.

Le peintre quand à lui, vieilli prématurément (cheveux blancs et teint livide) va avoir besoin de s’arracher la peau pour retrouver une apparence « de Docteur ».

Heureusement, avec les peintures à l’eau, le travail est moins beau, mais le nettoyage est plus aisé.

Entre deux couches séchant, j’ai eu le temps de lire un peu :

  • « En zone frontalière » de Sherko Fatah : livre traduit de l’allemand, sur un passeur qui fait de la contrebande en Irak. C’est un bouquin d’ambiance où le seul élément immuable au milieu du chaos semble son sentier au milieu des champs de mines. Difficile de dire pourquoi, mais j’ai beaucoup aimé. C’est complètement dépaysant.
  • « Comme un roman » de Daniel Pennac : je n’avais plus rien à lire (l’horreur !), j’avais donc entamé la relecture de la Fée Carabine. C’est toujours un bonheur de se retrouver dans le monde parallèle de Pennac avec ses petits vieux héroïnomanes, ses mères indignes et son bouc émissaire. Je me suis rendu compte alors que je n’avais rien lu d’autre de lui que les « Malaussène » et que ses livres pour enfants. Notre médiathèque ne m’a proposé que cet essai sur la lecture et son apprentissage que je me suis surpris à apprécier. Comment quelque chose d’aussi merveilleux que la lecture peut-elle être transformée en purge par l’Éducation Nationale ? Et comment faire pour redonner le goût de lire que nous avons tous eu au moins en CP ? Ses remèdes me semblent un peu miraculeux pour vraiment fonctionner, mais il est autorisé de rêver un peu.
  • « Le Ventriloque Amoureux » d’Hubert Haddad : un livre étonnant mêlant texte et dessins, onirique et un peu surréaliste. Les aventures d’un fou, peut-être pas fou qui fait naufrage sur une île déserte avec un asile. Très vite lu. Moyen.

Et au cinéma, le film « 2 Days in Paris » de Julie Delpy avec Julie Delpy, réalisé, écrit, chanté par Julie Delpy. Un Woody Allen sans le génie. Un rien lourd, un peu long, il passera très bien à la télé.

La sacoche est prête, l’agenda du mois est imprimé. Retour au boulot Lundi.

Laisser un commentaire