Dépression chez les anti-dépresseurs

Une étude anglaise reprenant toutes les études faites sur les antidépresseurs (Prozac®, Déroxat®, etc.) arrive à la conclusion que ces médicaments ne sont pas vraiment efficaces pour les dépressions légères. C’est d’ailleurs ce que dit depuis longtemps notre Afssaps. Mais à quoi servent-ils donc ?

Nous savons déjà qu’ils provoquent d’avantage de suicide chez l’adolescent et l’adulte jeune (avant 24 ans). Ils n’ont jamais démontré qu’ils diminuaient le nombre de suicide chez les autres. Il est facile de constater que l’augmentation, que dis-je, la multiplication des prescriptions n’a pas amené une diminution du nombre de suicidés, que ce soit en France ou ailleurs.

Par contre, ils soulagent les gens en diminuant la souffrance terrible des dépressifs sévères. C’est déjà pas mal. Mais ce n’est pas une raison pour les prescrire dès la plus petite « déprime ».

Nous n’avons plus le droit d’être triste ?

11 pensées sur “Dépression chez les anti-dépresseurs”

  1. Je peux vous dire que je suis sous anti-dépresseurs depuis avril 2005 et je ne vois pas le bout du tunnel. Parfois je réduis la dose et je me sens tellement bien… mais mon médecin me dit que je ne devrais pas arrêter car gare aux lendemains qui déchantent. Ce traitement m’abrutit littéralement, et c’est vrai que je préfèrerais avoir des moments de pure tristesse au lieu de n’émerger que vers le milieu d’après-midi à cause de tous ces médicaments. N’y aurait-il pas une alternative moins dopante ??? Merci de votre réponse. Natacha

  2. écoutez vôtre propre instinct et rappelez vous que les médicaments et les médecins peuvent faire plus de mal que de bien
    rappelez vous aussi qu’il y a des intérêts financiers énormes en jeu

    cordialement

  3. Je ne suis pas médecin,mais je suis étonnée ….Si vous vous sentez SI BIEN en diminuant les doses ,pourquoi ne pas rester à la dose qui vous convient??
    Il sera assez tot de remonter les doses si vous allez de nouveau MAL… Sachant qu’il faut y aller tout doucement pour réduire les doses….

  4. Bonjour Natacha,
    Une prescription est un savant et fragile équilibre entre ce que le médecin pense devoir prescrire et ce que veut bien prendre le patient.
    Les anti-dépresseurs ne sont pas spécialement « abrutissants ». Vous prenez peut-être d’autres médicaments avec.
    Il faut voir tout ça avec votre médecin. Il est impossible de donner des conseils pertinents sur un cas précis sur un blogue ou un forum.
    Bon courage.

  5. C’est une tendance global. Au moindre pépin il faut prendre un truc. Sorte de réflexe hypersécuritaire.

  6. Mais où êtes vous? je suis en manque du plaisir que vous me donnez régulièrement, en mettant si bien en mots ce que je ressens si fort sans savoir le dire..
    Kijuko

  7. Merci pour vos encouragements. Quelques petits problèmes personnels m’ont un peu éloigné du blog. Mais le prochain message ne saurait tarder.

  8. C’est pour ça que quand mon généraliste après 5 min de conversation veut m’en prescrire…je m’interroge !
    Ne devrait on pas réserver la prescription aux psychiatres après un long entretien ?

  9. Déjà, il faudra trouver le psychiatre qui a le temps d’un long entretien ! Ensuite, si le généraliste vous connait bien, il n’a pas besoin de deux heures pour savoir que vous êtes déprimée. C’est notre force. La connaissance des gens dans le temps. Rien qu’en voyant la tête et la démarche qu’ils ont, j’arrive parfois à savoir ce qui ne va pas.

  10. Personne ne me demande si je vais bien ou alors comment ça va Alex?
    Si je suis bien, si je n’ai pas trop de crises d’angoisses ou si le matin je suis reposé.

    Je suis si différent et eux si indifférents, je ne manque pas, à personne…

    Ou alors, il ou elle se fait attendre, dès que je l’apercevrai, je lui filerai de ces putains de coups pieds dans l’os du genou !

    Voila ce que c’est que de ne manquer à personne, ça te donne une idée assez nette sur qui va se souvenir de toi et venir se recueillir sur ta tombe.

    Là, je vis, ils ne viennent pas, alors mort, pourquoi ils se déplaceraient, hein ? Faire la route pour un clamecé alors qu’on ne se déplaçait même pas jusqu’au téléphone ou l’ordinateur pour lui envoyer un message.

    Et je dois continuer pour eux, pour les autres, pour qu’ils puissent s’épanouir et se dire, une fois qu’ils seront très très vieux : « putain j’ai bien vécu », ben pour que ça arrive un jour pour eux, moi, je dois vivre en souffrant un cauchemar sans nom, la jambe me fait mal, les pieds me brulent et se recroquevillent, je n’arrive plus à garder mes doigts de pied « droits », pis cette cicatrice toute dure et insensible, pis mes
    muscles qui ma lâchent quand je parcours 150 mètres à peine et avec peine. 150 mètres pour se sentir défaillir, tomber, et voila le nerf sciatique qui vient à la fête et tout gâcher, j’ai mal partout, au dos, aux pieds, aux jambes, au coeur, au moral, au ventre, au bras gauche… des fois je rêve que je puisse moi-même me couper la jambe droite…

    Oui, il faut que je reste en vie pour qu’ils aillent bien. Et c’est moi qu’on vient traiter de salaud qui ne pense qu’à lui ! Je ne sais pas comment j’ai fait pour tout rater dans ma vie, mais putain, les connards au QI de 1 que je côtoie, ceux-là je ne les ai pas loupés !

    Mes jambes enflent, les médocs ne font aucun effet sur la douleur, et je dois maintenant dormir.
    Si seulement c’était la dernière fois.

    Et je n’ai personne à qui parler, sauf Notepad et Windows…

    Alex, je m’appelle, et c’est moi qui laisse un message.

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