Il n’y a rien de plus ennuyant que les démangeaisons, surtout lorsqu’elles surviennent alors que nous sommes en public. Pourtant, les crises d’urticaire ne choisissent ni l’endroit ni le temps pour se manifester. Et les sensations de démangeaisons sont tout simplement insupportables. La situation est encore plus gênante lorsque les plaques rouges se trouvent sur des zones sensibles ou trop visibles du corps. Bien que l’urticaire ait des conséquences désagréables, cette pathologie touchant la peau peut très bien se soigner. Il est même possible de l’éviter.

Qu’est-ce que l’urticaire ?

L’acné et les vergetures largement expliqués sur les sites comme 1 temps pour ma peau ne sont pas les seules maladies de la peau qui peuvent gêner les personnes. L’urticaire est une maladie de la peau pouvant être très gênante, car elle est connue pour les crises de démangeaison intenables ou le prurit. Cette affection cutanée est également caractérisée par l’apparition de plaques rouges. Ces dernières rappellent les piqûres d’ortie. En effet, le mot urticaire vient du nom latin de cette plante. Certains spécialistes estiment que les éruptions sont souvent des symptômes d’une maladie sous-jacente, non d’une pathologie indépendante. Quoi qu’il en soit, cette affection cutanée se manifeste par des lésions qui apparaissent et disparaissent au bout d’un certain temps. La durée des plaques fugaces légèrement en relief varie d’une personne à l’autre. Chez certains patients, les démangeaisons persistent pendant plusieurs jours. Pour d’autres, il sera question d’heures, voire de minutes, mais l’intensité sera pratiquement la même. Souvent, le prurit se manifeste sur le dos ou les hanches. Les plaques apparaissent aussi sur les bras ainsi que sur les jambes. De temps à autre, les zones irritées atteignent le visage. Outre la peau qui démange intensément, les signes de fièvre peuvent aussi apparaître. La température peut ainsi monter et la personne se sent frileuse. Des douleurs surviennent parfois au niveau des articulations. Le patient peut aussi développer des troubles digestifs. A ce jour, les dermatologues ne peuvent pas encore indiquer de manière formelle la cause de l’urticaire. En effet, certaines formes de cette maladie s’apparentent à une allergie cutanée. D’autres patients montrent aussi des symptômes qui indiquent qu’il ne s’agit pas d’un trouble allergique. C’est le cas des crises d’urticaire chroniques où il sera davantage question de problème au niveau du système immunitaire, notamment avec les cellules dites mastocytes.

Qui sont concernés par ces plaques rouges ?

Tout le monde peut être atteint d’urticaire. Environ 20% de la population a déjà souffert de plaques rouges à un moment de sa vie. Quoi qu’il en soit, la maladie se manifeste à tout âge, même chez les nourrissons. Puis, certaines personnes sont beaucoup plus vulnérables. Pour une raison encore à découvrir, les femmes sont plus nombreuses à contracter cette affection cutanée. Les facteurs génétiques seraient également en cause. Ainsi, les parents qui ont connu des épisodes d’urticaire peuvent transmettre la maladie à leur descendance par les gênes. C’est surtout le cas lorsque les enfants en bas âge souffrent de cette pathologie. Souvent, les membres d’une famille qui ont en commun une hypersensibilité au froid seront sujets aux démangeaisons. Les médecins parlent également de risque considérable de contracter l’urticaire en cas de syndrome de Mückle et Wells. La vulnérabilité serait importante chez les patients qui souffrent d’une anomalie sanguine, dont la cryoglobulinémie. Les examens cliniques ont montré que la carence en certains enzymes est souvent associée à l’apparition du prurit. Il sera notamment question de C1-estérase. La médecine moderne a aussi mis en évidence la corrélation entre l’urticaire et certaines maladies systémiques. Les plaques rosacées sont récurrentes chez les patients souffrant de lupus, de lymphome ou de thyroïdite auto-immune. La prise de médicaments expose au risque de développer des crises de démangeaison. La variation importante de température est aussi un autre facteur de risque. Enfin, la consommation de certains aliments peut aussi faire apparaître les traces rougeâtres.

Les causes de la maladie

L’urticaire se décline sous plusieurs formes. Les deux formes les plus connues sont :
– l’urticaire aiguë se manifeste pendant une courte durée. Certaines crises ne durent pas plus d’une journée. Les chercheurs en dermatologie estiment que cette forme de la maladie serait liée aux facteurs environnementaux. Dans 75% des cas, les causes sont connues. Entre 30% et 50% des urticaires aiguës seraient dues à l’administration d’un médicament. Toutes les molécules sont concernées. De l’aspirine aux traitements de l’hypertension, en passant par les antibiotiques, tous les produits pharmaceutiques sont susceptibles de provoquer une irritation de la peau de manière subite. La consommation des aliments contenant de l’histamine ou produisant cette sécrétion naturelle provoque aussi le prurit. Les poissons en conserve, le fromage ainsi que certaines charcuteries sont en cause. Les fruits devraient aussi être pris avec modération. Certaines personnes ont la peau qui gratte après avoir mangé de simples noix. Il y a aussi les allergies au latex, aux piqûres d’insectes ou au froid.
– l’urticaire chronique : les responsables de l’apparition des plaques ne sont pas faciles à déterminer chez 7 patients sur 10. C’est le cas de la forme dite idiopathique du prurit. Les scientifiques indiquent que l’urticaire chronique peut de temps à autre être due à un dérèglement au niveau du système immunitaire. Chargées de défendre l’organisme, les mastocytes deviennent plus sensibles que de raison. Les cellules occasionnent alors l’apparition de plaques cutanées. Les complications peuvent arriver. Il y a notamment la tuméfaction, c’est-à-dire la formation d’œdèmes. Si ces gonflements touchent la gorge, la vie de la victime est en jeu.

Les solutions pour soigner ce problème de peau

La prévention contre l’urticaire consiste à ne pas s’exposer aux facteurs de risque. Les habitudes qui peuvent provoquer une réaction allergique sont à fuir. Autant que possible, il faut éviter les médicaments tels que les anti-inflammatoires et les corticoïdes. Il est important de noter les aliments consommés les dernières 24 heures qui précèdent les démangeaisons pour trouver les ingrédients responsables du déclenchement de la crise. Quant aux personnes sujettes aux angiœdèmes ou aux œdèmes, elles doivent toujours avoir avec elles une trousse de secours. En effet, lorsque ces complications se manifestent, les crises d’urticaire peuvent devenir fatales. Dans ce cas, il leur faut des doses d’antihistaminique ou d’épinéphrine (adrénaline). Ces traitements peuvent aussi être prescrits lorsqu’une urticaire aiguë d’intensité modérée se présente. Parfois, la prise de corticoïdes peut être recommandée pour soigner la douleur et les œdèmes. Cela dit, cette prescription devrait uniquement être faite par le médecin traitant. Les médicaments pour traiter la réaction allergique peuvent être des sprays ou des intraveineuses.
Pour ce qui est de l’urticaire chronique, les antihistaminiques sont à la base de son traitement. Parmi les produits les plus recommandés, il y a la desloratadine, la lévocétirizine ainsi que la cétirizine. L’administration des doses quotidiennes se fait par voie orale pour une durée minimum de deux semaines. Le médecin peut aussi proposer une médication de 2 à 6 mois. Dans certains cas, le corps médical estime utile l’ajout d’un traitement contre l’asthme, notamment un antileucotriène. Les maladies systémiques devront aussi être traitées.