Pour un fumeur ayant consommé du tabac durant de nombreuses années, arrêter la cigarette est une décision difficile à prendre. Il y aura un manque, que le corps va fortement ressentir, ainsi que diverses conséquences sur le plan physique et mental. Étant donné que le corps a pris l’habitude de consommer du tabac quotidiennement, le processus de sevrage doit être entrepris de manière méthodique. Mais pourquoi passer par le sevrage si cela peut être difficile à vivre ? Tout simplement, parce que le sevrage tabagique est bon pour la santé.

Les principaux symptômes de sevrage tabagique

Lorsque la prise quotidienne de cigarette est arrêtée ou diminuée, l’organisme va ressentir un manque et peut présenter quelques symptômes de sevrage. L’intensité de ces symptômes dépend du nombre d’années de consommation de tabac ainsi que de la quantité de cigarettes fumées par la personne. Durant les quatre premières semaines du sevrage, la personne sera sujette à des étourdissements et des états de fatigue récurrents. Cela est dû au retour d’une oxygénation normale du corps ainsi qu’au manque de nicotine perçu par l’organisme. Le corps peut également ressentir un besoin fort de cigarette. Cela peut être très difficile à vivre. La personne ressentira également une faim récurrente due au retour à la normale du sens de l’odorat et du goût. Pendant ce processus de sevrage, il est important d’adopter une bonne hygiène de vie pour booster l’organisme.

Les bienfaits de l’arrêt du tabac sur l’organisme

Le tabac est une drogue douce dont les effets sur le long terme sont néfastes pour l’organisme. Dès lors que la personne arrête sa consommation de cigarettes, les bénéfices du sevrage sont visibles dans l’immédiat autant que sur le long terme. Pendant les vingt minutes sans fumer, le rythme cardiaque revient à la normale et le flux sanguin diminue. Au cours des 2 à 12 semaines sans prise de tabac, les poumons redeviennent plus sains et leur fonction s’améliore.

Au cours de la première année de sevrage, les toux sèches diminuent en fréquence ainsi que l’essoufflement ressenti à cause de la cigarette. Après 5 ans, l’organisme aura moins de risque d’AVC et d’autres maladies cardiaques. Entre 10 et 15 ans sans prise de tabac, la personne aura autant de risques d’attraper un cancer du poumon qu’une personne n’ayant jamais fumé de sa vie. Les risques d’impuissance chez l’homme sont également diminués.

Utiliser des substituts nicotiniques pour mieux supporter le sevrage

Durant le processus de sevrage, il est possible d’opter pour des substituts nicotiniques. Dans une cigarette, on retrouve 1 mg environ de nicotine. Lors du sevrage, le nombre de cigarettes consommées au quotidien sera diminué petit à petit. Il est alors essentiel de procéder à un calcul pour déterminer quelle dose de nicotine il faudra alors compléter pour choisir l’alternative adéquate.

Les substituts de la cigarette les plus classiques sont les pastilles et les gommes de nicotine, le patch à poser sur la peau, sans oublier la fameuse cigarette électronique. Vous en trouverez auprès de ce vendeur de cigarettes électroniques. D’ailleurs, pour motiver les personnes qui suivent un sevrage, le marché propose non seulement un large choix de cigarettes électroniques, mais également une large gamme d’e-liquides pour cigarette électronique. Selon le goût de la personne, elle peut choisir un e-liquide au parfum vanille, au parfum fraise, mais également au parfum-tabac. Ce dernier type de parfum est sans doute celui qui aidera la personne en phase de sevrage à mieux résister à l’envie d’une cigarette. L’e-liquide d’une cigarette électronique peut être ajouté de nicotine. Cette dose est à diminuer petit à petit. Pour trouver la bonne dose de nicotine à ajouter à l’e-liquide, il faut être à l’écoute de son corps. Si l’envie de fumer persiste malgré ces alternatives, la dose est alors insuffisante. Si des nausées se font ressentir, le dosage est cette fois trop élevé.

Bien suivre l’évolution du sevrage

Une personne qui a arrêté la cigarette n’est jamais à l’abri des risques de rechute. Si elle côtoie souvent des fumeurs, l’envie peut revenir à tout moment. Il est donc très important de s’éloigner des personnes consommant encore du tabac, au moins pendant les premiers mois de sevrage. Cela ne signifie pas que toute relation sociale doit être arrêtée. Il faut parler à ses proches et demander leur aide afin de faciliter le processus de sevrage.

L’aspect le plus motivant dans l’arrêt du tabac est les premiers signes d’amélioration. Il est donc important de noter tous les changements opérants dans l’organisme afin d’apprécier tous les efforts déjà fournis. Bien évidemment, le sevrage tabagique est loin d’être une partie de plaisir. Heureusement, des professionnels sont prêts à accompagner toute personne voulant arrêter le tabac à réussir le processus de sevrage. Consulter des tabacologues peut aider à maintenir cette motivation sur le long terme.